LE VOYAGE DU PATRIMOINE

Le Voyage du Patrimoine à l’Arboretum Adeline

Ce thème sera repris pour l’exposition des “Journées des plantes de Courson” avec présentation de végétaux portant les noms de Botanistes célèbres.

BOTANISTES ET DECOUVREURS


Vous découvrirez dans l’Arboretum nombre de plantes dont le nom botanique fait référence à de grands botanistes ou découvreurs qui ont ramené ces plantes de contrées souvent lointaines. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces plantes ont rarement été découvertes par le personnage dont elles portent le nom mais le plus souvent, elles ont été baptisées en leur honneur.
Un exemple célèbre est celui du genre Magnolia dont le nom a été donné par Linné en hommage à Pierre Magnol pour le précieux travail de nomenclature qu’il avait accompli.

Avec le développement de l’activité scientifique, le XVIIIème siècle voit se multiplier les expéditions lointaines autant en Orient qu’aux Etats-Unis, permettant ainsi des collectes de plus en plus importantes de plantes inconnues.

C’est en hommage à John Stuart (1713/1792), auteur des ‘Tables de Botanique’ qu’il offrit à la Reine et qui réunissait les familles de plantes de Grande Bretagne, que fut nommé le Stuartia (Stewartia).
Ce genre se compose de sept variétés, toutes originaires d’Asie, S. monadelpha, S. ovata, S. pseudocamellia, S. pseudocamellia var. koreana, S. rostrata, S. serrata, S. sinensis sauf S. malacodendron, originaire des Etats-Unis.

Stewartia rostrata - Arboretum Adeline ©
Tous possèdent une écorce particulièrement décorative, soit lisse brun roux, soit se desquamant par plaques. A cette écorce s’ajoutent un joli feuillage finement denté se teintant de tons chatoyants à l’automne, des fleurs éphémères, en coupe blanche, s’épanouissant en fin de printemps et une partie de l’été puis donnent naissance à de très jolis fruits en capsules à pans coupés rouges vif.

Le Quercus michauxii fait référence au botaniste français François André Michaux (1746/1802) qui en fit la description dans "Trees of Eastern United States and Canada". Nommé botaniste royal par Louis XVI, il partit aux Etats-Unis où il collecta, décrivit et nomma de nombreuses espèces nord-américaines. Ce grand chêne à l’écorce argentée porte des feuilles obovales aux bords ondulés qui prennent des tons somptueux à l’automne.

Dédié au botaniste allemand Joseph Gottlieb Kölreuter (1733/1806), considéré comme le père de la biologie végétale et un pionner de l’hybridation, le Koelreuteria paniculata est un arbre ou gros arbuste spectaculaire par son abondante floraison estivale en panicules jaunes dressées suivie de gousses rose très décoratives. Son feuillage découpé et élégant se teinte de rose au débourrement et de jaune orangé à l’automne.

Thomas Nuttall (1786/1842), botaniste anglais, herborise dans la région des grands lacs, l’Arkansas, le Kansas, l’Utah puis sur la côte Pacifique des Etats-Unis. Nommé à l’Académie des Sciences naturelles de Philadelphie, il légua son nom au Cornus nuttallii, grand arbuste au port irrégulier sur les branches duquel sont posées en avril/mai de grandes et très élégantes inflorescences composées de bractées blanches entourant un bouquet de petites fleurs vertes.

Quercus nuttallii ou Q. texana, grand arbre aux feuilles vert foncé bordées de 5 à 7 lobes séparés par des sinus profonds et se colorant de rouge orangé à l’automne.

Furent baptisés en l’honneur de Friedrich Wilhelm Parrot, naturaliste allemand (1791/1841), le Parrotia persica, plante caractéristique de la forêt Caspienne qui nous séduit par son port large et tourmenté et dont le feuillage aux nervures marquées flamboie de milles feux à l’automne. Sa floraison pourpre sur le bois dénudé l’hiver est particulièrement originale. Il existe deux cultivars de cette plante : Parrotia persica ‘Vanessa’ et Parrotia persica ‘Pendula’. L’un montre un port plus étroit et dressé, l’autre un port retombant.
Le Parrotiopsis jacquemontiana, proche de l’espèce précédente par son feuillage mais de port dressé, se couvre d’avril à juin de grandes bractées blanches tranchant joliment sur un feuillage sombre.

C’est encore au XVIIIème siècle qu’un collectionneur américain passionné de botanique, John Fottergill, donne son nom à deux ravissants arbustes.
Fothergilla major : originaire des monts des Appalaches, c’est un arbuste au port large qui peut atteindre 2 m mais de croissance très lente.
Fothergilla gardenii : de développement moindre et au port plus léger, ce petit arbuste est originaire des marais de l’Alabama. Tous deux nous gratifient d’une charmante floraison en chatons dressés, blancs à étamines jaunes, apparaissant avant les feuilles qui se teintent de cramoisi à l’automne.

Au XIXème siècle, de nombreux missionnaires envoyés par différentes congrégations sillonnent l’Extrême-Orient. Ces prêtres, parallèlement à l’évangélisation, s’intéressent à la flore locale, herborisant en Mandchourie, en Mongolie, en Chine, et allant jusqu’au Tibet. Ils découvrent et rassemblent de nombreuses collections de plantes dont ils envoient des échantillons au Muséum National d’Histoire Naturelle où ils suscitent un grand intérêt.

Le plus renommé fut le Père Armand David (1826/1900), missionnaire lazariste qui, conjointement à ses études théologiques, acquiert une solide formation de naturaliste. Immédiatement envoyé à Pékin, il parcourt la Chine à la recherche de nouvelles espèces et rassemble de grandes collections de plantes. En hommage à son œuvre, de nombreuses plantes portent son nom.
Acer davidii dont l’écorce striée de vert et de blanc en fait un superbe décor hivernal. Des samares roses le parent jusqu’à l’automne ou le feuillage se transforme en un bouquet aux tons éblouissants. .
Davidia involucrata qui fut découvert par le Père David est particulièrement spectaculaire lorsqu’apparaissent au printemps ses fleurs en une petite sphère sombre entourée d’une grande bractée blanche tranchant sur les très jolies feuilles sombres très nervurées.
Photinia davidiana est un gros arbuste au port large, éblouissant à l’automne quand les anciennes feuilles s’enflamment et que se développent de grosses grappes de fruits écarlates.
Sophora davidii : arbuste aux feuilles composées de nombreuses petites folioles gris vert sur lesquelles apparaissent en fin de printemps d’originales fleurs papilionacées bleu mauve.
Viburnum davidii : au port bas drageonnant portant de grandes feuilles persistantes vernissées s’ornant tout l’hiver de grappe de fruits turquoise.
Pinus armandii : conifère au port large et souple à l’aspect très gracieux avec ses grandes aiguilles retombantes vert bleuté.

Le Père Emile Bodinier (1842/1901) qui herborisa en Chine, principalement dans le Kouy-tcheou et dans le Guizhou, légua son nom au Callicarpa bodinieri : arbuste se couvrant d’une profusion de toutes petites fleurs bleu mauve en juillet puis donnant naissance à une multitude de petits fruits violets noyés dans un feuillage automnal jaune rose.

Sillonnant la Chine en compagnie du Père Emile Bodinier, le Père Joseph Callery (1810/1862) transmit son nom au Pyrus calleryana petit arbre au port pyramidal dont la floraison en petits bouquets blancs précède l’apparition de feuilles brillantes prenant des coloris étincelants à l’automne.

Les Pères Jean-Marie Delavayi (1834/1895) et Guillaume Farges (1844/1912), envoyés en Chine en 1867, herborisèrent dans la région du Yunnan et du Sichuan et furent très prolixes. Ils envoyèrent de très nombreuses et très intéressantes collections au Muséum d’Histoire Naturelle et c’est en considération de leur œuvre exceptionnelle que furent baptisés les …
Clethra delavayi : particulièrement décoratif par sa floraison estivale en longues et fines panicules de fleurs rose pâle retombant gracieusement.
Magnolia delavayi dont les grandes feuilles oblongues et larges abritent en juillet/août des fleurs parfumées, en coupe blanc crème teinté de rose.
Osmanthus delavayi : cet arbuste ravissant, introduit par J. M. Delavayi, produit une multitude de petites fleurs blanches formant des grappes pendantes très odorantes qui se détachent sur de petites feuilles vernissées vert sombre.
Paeonia delavayi : du feuillage extrêmement découpé émergent de superbes grandes fleurs en coupe rouge sombre pour cette merveilleuse pivoine arbustive.
Philadelphus delavayi qui fut découvert et introduit par J. M. Delavayi, nous embaume par l’admirable parfum de ses fleurs blanches en racèmes denses posés sur un feuillage gris duveteux.
Carpinus fargesiana : particulièrement gracieux avec ses feuilles lancéolées, bordées de petites dents très effilées, et décoré de très longs chatons pendants.
Clerodendron tricothomum var fargesii : sa floraison estivale très parfumée, disposée en cymes blanches au calice rose, se transforme en fruits bleu turquoise lui conférant un grand intérêt décoratif.
Clethra fargesii forme un grand arbuste produisant en juillet de superbes fleurs blanc pur, regroupées en grandes panicules terminales très odorantes et émergeant du feuillage qui se colore de tons chatoyants à l’automne.
Decaisnea fargesii : cet élégant arbuste aux feuilles bipennées est tout à fait remarquable par ses grosses grappes de gousses violettes apparaissant en octobre après une floraison en racèmes jaune vert.
Salix fargesii : merveilleux décor hivernal avec ses rameaux à l’extrémité desquels se dressent de superbes bourgeons rouges formant comme de gros pinceaux. Le grand feuillage vert bleuté nervuré de rouge est également intéressant.
Tetradium fargesii : succédant à une floraison estivale en larges panicules blanches aromatiques, ses fruits blanc vert groupés en bouquets émergent du feuillage composé de nombreuses folioles lancéolées.

C’est plus tardivement que le Père François-Lazare Seguin (1868/1942), envoyé par la Société des Missions étrangères et qui herborisa dans le Guizhou donna son nom au …
Castanea seguinii : ce grand arbuste au port gracieux possède des feuilles lancéolées finement dentées qui forment un écrin aux fleurs mâles en fins chatons et aux fleurs femelles en petites sphères poilues.
Avec l’évolution de la science de la botanique, de nombreux botanistes et naturalistes de toutes origines se lancent dans de grandes expéditions aussi bien en Asie qu’en Amérique du Nord.

Feuillage du Castanea seguinii - Arboretum Adeline ©
Dédié au britannique Robert Fortune (1812/1880) qui permit l’introduction en Europe de nombreuses espèces orientales …
Euonymus fortunei : petit arbuste traçant au feuillage persistant ayant donné naissance à de nombreux cultivars soit couvre-sol comme E. fortunei ‘Coloratus’, soit au feuillage bordé de blanc comme E. fortunei ‘Emerald Gaiety’ ou E. fortunei ‘Silver Queen’, soit bordé de jaune comme chez E. fortunei ‘Emerald Gold’.
Fontanesia fortunei : ce gros arbuste porte avec élégance un feuillage très aigu, vert clair lustré, qui se teinte d’un jaune d’or éclatant à l’automne.
Fortunearia sinensis : récolté dans la vallée de l’Hubei, ce grand arbuste est tout à fait remarquable par son feuillage oblong joliment nervuré se teintant de jaune d’or éclatant à l’automne. De petites fleurs vertes naissent en racèmes sur le bois nu l’hiver.
Osmanthus x fortunei : en automne, sa floraison blanche en corymbes extrêmement odorants contraste joliment avec le feuillage coriace vert sombre.

Envoyé par la Compagnie Hollandaise des Indes orientales, Philipp Franz von Siebold, parvient au Japon où seuls les Hollandais avaient le droit de résider. Il fut le premier occidental à enseigner la médecine, suivant ainsi le pionnier en la matière Carl Peter Thumberg. Il fonde le Jardin botanique de Dejima et ses explorations de la flore japonaise le rendirent très célèbre. Il réunit la plus grande collection de plantes japonaises au monde et il forme des naturalistes japonais au système linnéen de classification.
Acer sieboldianum ressemble beaucoup à l’Acer japonicum dont il a l’élégance mais ses fleurs sont jaunes et ses feuilles sont plus finement dentées.
Fraxinus sieboldiana : grappes mousseuses blanc crème et exhalant un parfum de miel pour ce petit frêne. Ses feuilles et ses fruits ailés se teintent de pourpre à l’automne.
Magnolia sieboldii : de gros bourgeons prometteurs naissent par intermittence des fleurs odorantes à corolle blanche et étamines pourprées, suivies de grappes de fruits rouges spectaculaires.
Malus sieboldii : petit arbre au port légèrement retombant, portant en avril une multitude de boutons roses s’ouvrant sur une nuée de fleurs blanches qui donnent ensuite naissance à de petits fruits jaunes striés de rouge.
Viburnum sieboldii : arbuste vigoureux dont le feuillage printanier est teinté de bronze. Des fleurs en cyme blanc crème apparaissent en mai et sont suivies de grosses grappes de fruits très spectaculaires d’abord roses puis rouges pour devenir bleu noir.
Berberis thunbergii : petit arbuste compact particulièrement séduisant à l’automne par la couleur orangée de son feuillage et par ses fruits rouge brillant.

Karl Ivanovich Maximowicz (1827/1891), botaniste russe, voyage avec Leopold Ivanovitch von Schrenck dans la région du fleuve Amour. Il part ensuite en Chine, en Corée et surtout au Japon où il est assisté par Sukawa Chonosuke à qui il dédie …
Carpinus tschonoskii : grand arbuste gracieux quand, au printemps, apparaissent de ravissants chatons mâles et femelles qui donnent ensuite naissance à des fruits en grappes disposées au milieu de petites feuilles brillantes virant au jaune d’or à l’automne.
Malus tschonoskii : son port forme un grand candélabre revêtu de feuilles gris duveteux qui se prennent de magnifiques tons automnaux. Du feuillage gris printanier émergent de ravissantes fleurs en corymbes blancs .
Acer maximowiczii : petit arbre au tronc vert strié de blanc dont les jeunes rameaux encore teintés de rouge par l’hiver se couvrent au printemps de feuilles roses puis vertes et devenant jaune orangé à l’automne.
Acer maximowiczianum : le feuillage trifoliolé, teinté de rouge au débourrement, reprend à l’automne des coloris étincelants.
Betula maximowicziana : grand arbre dont l’écorce grège couverte de nombreuses lenticelles s’exfolie en fins copeaux, découvrant ainsi un ravissant tronc beige rosé cuivré. Ses feuilles, les plus grandes du genre, se teintent de jaune à l’automne.
Kalopanax septemlobus f . maximowiczianus : petit arbre d’une grande originalité avec son tronc très épineux et ses grandes feuilles digitées profondément découpées lui donnant une allure exotique.
Photinia villosa f. maximowicziana : sa jolie floraison blanche est suivie d’une ravissante fructification rouge brillant noyée dans un feuillage automnal jaune orangée, ce qui en fait une plante pleine d’intérêt.
Tilia maximowcziana : c’est un grand arbre très élégant, au feuillage porté par un long pétiole et abritant en juin une abondante floraison jaune très odorante et spectaculaire.
Philadelphus schrenkii : En juin apparaissent des fleurs en coupe blanc crème extrêmement odorantes formées en grappes terminales émergeant de feuilles ovales joliment dentées.

Durant la deuxième partie du XIXème siècle, Ernest Henry Wilson (1876/1930), botaniste anglais, fut envoyé collecter en Chine de nouvelles plantes par le pépiniériste James Veitch. Il décida en partant par l’ouest de s’arrêter aux Etats-Unis dans la région de Boston à l’Arnold Arboretum où il rencontra Charles Sargent (1841/1927), son directeur. Il sillonna d’abord l’Hubei puis le Sichuan. Ensuite, au début du XXème siècle, il devint collecteur pour l’Arnold Arboretum et entreprit de nouvelles expéditions en Chine, au Japon, en Corée et à Formose.
Acer wilsonii : il forme un grand arbuste qui porte d’élégantes feuilles trilobées d’un superbe rose corail au débourrement passant au vert avant de se teinter de rouge orangé à l’automne.
Berberis wilsoniae : ce petit arbuste au port dense devient absolument superbe quand à l’automne les grappes de fruits roses apparaissent noyées dans un petit feuillage teinté de jaune orangé.
Euonymus wilsonii : cet arbuste persistant porte un admirable feuillage lancéolé vert clair prenant sur l’extérieur des teintes allant du rose à l’orange le rendant particulièrement décoratif.
Exochorda giraldi var. wilsonii : la floraison, la plus grande du genre, en superbes grappes érigées blanc pur nous émerveille en début de printemps.
Magnolia wilsonii : découvert en 1908, ce magnolia de forme étalée possède des feuilles lancéolées vert foncé et des jeunes pousses teintées de rouge qui forment un écrin pour les fleurs pendantes en coupe blanche qui apparaissent en mai/juin.
Malus sargentii : spectaculaire en avril par l’abondance de ses fleurs simples très parfumées, blanc pur au pistil jaune, émergeant d’un feuillage souvent trilobé.
Prunus sargentii : apparaissant dès le mois de septembre, c’est la teinte de feuillage automnal la plus étincelante parmi celles de tous les prunus à fleurs. De petites fleurs simples roses l’habillent en mars/avril.
Sorbus sargentiana : une espèce magnifique avec ses grosses grappes de petits fruits en forme de dôme rouge orangé, comme posées sur le feuillage composé de grandes folioles teintées d’orange à l’automne.
Viburnum sargenti : arbuste vigoureux au joli feuillage trilobé teinté de rouge au débourrement et de rouge éclatant à l’automne. Les fleurs blanches portent des anthères rouges et sont suivies de superbes fruits translucides rouge vif.

Furent dédiés à Georges Forrest (1873/1932), botaniste britannique, et à Augustine Henry (1857/1930), médecin botaniste irlandais, en remerciement des nombreuses espèces qu’ils introduirent d’Extrême-Orient …
Acer davidii ‘George Forrest’ fut ramené du Yunnan en 1922 par G. Forrest, variante de l’A. davidii dont il diffère par son port large et retombant, par ses jeunes rameaux rouge et par ses feuilles plus lobées.
Betula forrestii : forme un gros arbuste dont le tronc juvénile brun rosé devient extrêmement décoratif en vieillissant quand l’écorce se détache en grosses plaques.
Sorbus forrestii : venant du Yunnan, ce petit arbre est particulièrement gracieux aux feuilles composées de nombreuses folioles bleutées qui abritant de petits fruits blancs au calice rosé.
Acer henryi se présente comme un gros arbuste au port dressé et au feuillage trifoliolé se colorant richement à l’automne.

Acer henryi - Arboretum Adeline ©
Carpinus henryana : le port de ses branches est gracieux, ses feuilles lancéolées finement dentées et joliment nervurées sont teintées de pourpre au débourrement puis se parent à l’automne de tons chatoyants.
Castanea henryi : son port est élégant et ses branches retombantes portant des feuilles lancéolées qui s’agrémentent à l’automne de petits fruits poilus roses tout a fait originaux.
Emmenopteris henryi : grand arbuste au feuillage particulièrement décoratif au printemps quand ses larges feuilles ovales se teintent de bronze. Sa superbe floraison en bractées blanches est capricieuse et n’a lieu qu’après des hivers doux et des étés très chauds.
Rhododendron augustinii : de petites feuilles vert brillant forment un écrin aux superbes fleurs bleues qui apparaissent en avril.
Tilia henryana : magnifique arbuste par ses grandes feuilles ailées aux jeunes pousses roses et par ses importantes grappes de fleurs jaune à odeur de jasmin qui nous embaume fin août.
Viburnum henryi forme un gros arbuste arrondi portant des feuilles oblongues luisantes sur lesquelles se montrent en juin des fleurs blanches odorantes groupées en panicules lâches, précédant de superbes fruits rouges.

Alfred Rehder (1863/1949), conservateur de l’Arnold Arboretum, est considéré comme l’un des pères de la dendrologie. Plusieurs genres ont été baptisés en son honneur…
Pterocarya x rehderiana : arbre vigoureux dont l’écorce présente des fissures rouge orangé. Ses feuilles au rachis ailé sont composées d’une quinzaine de folioles qui se colorent de jaune d’or à l’automne.
Sinojackia rehderiana : Cet arbuste au tronc tourmenté présente des feuilles alternes de texture fine et joliment dentées sur lesquelles apparaissent en juin de gracieuses fleurs blanches étoilées aux étamines jaunes.
Sorbus rehderiana : petit arbre dont l’importante ramification porte des feuilles aux folioles lancéolées finement dentées et dont la fructification passant du rose au blanc est extrêmement raffinée.

Nul doute que nos jardins ne feraient pas montre de la même richesse et de la même diversité si tous les passionnés de botanique dont nous venons de citer les noms n’avaient pas fait preuve de tant d’enthousiasme, de persévérance, de curiosité et de courage. Il nous paraissait donc indispensable de leur rendre nous aussi hommage, c’est aujourd’hui chose faite.
Gérard et Claudie Adeline.
Lien vers les Journées du Patrimoine.

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