Rencontre autour des pivoines arbustives - Dimanche 5 avril 2026 à partir de 14h
L’arboretum
Adeline s’enrichit cette année de la magnifique Paeonia rockii,
jeune plant offert par Monia Ma, auteur de l’essai « Désir de
Pivoine. A la recherche de Paeonia Rock en terre chinoise ».
A
l’occasion de la sortie du livre et de la floraison des pivoines arbustives,
notamment Paeonia suffructicosa ‘Feng Dan Baï’ plantée en
2008 à l’Arboretum Adeline, nous vous invitons à rencontrer l’auteur et à visiter
l’Arboretum en avant-première. L’Arboretum ouvrira ensuite tous les week-ends
de mai.
Au cœur de
cette histoire palpite le lien entre l’extraordinaire voyageur-chercheur Joseph
Rock et Paeonia la pivoine merveilleuse. Pure corolle au cœur troublant, ses
fleurs s’éploient, magnifiques au bout de branches formant une silhouette.
Quelle relation existe-t-il entre l’homme et la pivoine de Chine, impériale,
sauvage, fascinante au premier regard ? Cette énigme ouvre et invite à une
enquête aux multiples facettes : biologique, botanique et biographique. Voyage
à travers le temps, les terres d’Orient et d’Occident. En images dessinées que
sont les pictogrammes chinois, les phénomènes naturels infimes, profonds, sont
dévoilés et décrits trait à trait. Cette aventure fascinante et ludique dévoile
un nouvel univers et incite à voir le monde autrement, en signes de Chine et
vécu de plante. À découvrir le secret de Paeonia et répondre à la question :
vit-elle encore, où ?
Monia Ma, poétesse et psychologue d’origine chinoise et française, est traductrice du Dao De Jing, recueil de fond de la culture chinoise, et de poésie. Elle a publié en 2024 chez Vibration Editions une traduction de Xue Tao, Musique de vague dans les hautes herbes (VIIIe – IXe siècles). Elle anime des ateliers de pensée et de poésie chinoises à Paris et dans la nature.
Vibration Editions https://www.vibration-editions.com/product-page/désir-de-pivoine-monia-ma
C’est au monastère
de Choni, dans la province nord‑est tibétaine d’Amdo, que le célèbre
explorateur et botaniste Joseph Rock repéra et récolta des graines de cette
pivoine arbustive qui porte son nom, lors d’une expédition menée entre 1924 et
1927 dans la province chinoise du Gansu. Joseph Rock arriva à Choni juste à
temps. « La plante originale fut détruite en 1928 lorsque des soldats
musulmans attaquèrent et incendièrent entièrement Choni », écrit le
spécialiste en foresterie Jeffrey Wagner dans son article “The Botanical Legacy
of Joseph Rock”. (Arnoldia,
Vol. 52, No. 2 (Summer 1992), pp. 29-35, Arnold Arboretum of Harvard
University).
A voir aussi, Joseph Rock et la Paeonia rockii aux
jardins du Loriot
https://jardinsduloriot.fr/jardins/ludiq/explor?start=11
« Joseph
Rock (1884-1962) est sans doute l’explorateur de Chine le plus
étonnant et fascinant. Autodidacte, il va devenir, aux yeux des américains, un
des botanistes les plus réputés du XXème siècle, mais aussi
spécialiste de multiples langues orientales, anthropologue de terrain
pratiquant « l’observation participante » et
journaliste soucieux de faire connaître ses pérégrinations. Après une première
expérience botanique approfondie à Hawaii, il passe une grande partie de sa vie
à explorer principalement le Yunnan, le Sichuan, le sud-est de Gansu et le
Tibet. Initialement ses missions consistent à collecter des plantes notamment
pour l’Arboretum Arnold de Havard, mais ensuite il se consacre avec
bonheur, au gré de ses centres d’intérêt, de ses contrats, à des études
cartographiques, ethnographiques et linguistiques, notamment de l’ethnie Naxi.
L’absence de formation universitaire lui permet de décloisonner toutes les
disciplines qu’il pratique avec talent. Il se fera connaître aussi, en tant
qu’auteur et grand reporter, en publiant des récits de voyages dans le célèbre
magazine National Geographic, accompagnés de remarquables
photographies. Ses articles d’exploration suscitent beaucoup d’intérêt et font
rêver son lectorat à des « mondes perdus ». La fameuse et
magnifique pivoine qui porte son nom (Paeonia rockii) présente aux
Jardins du Loriot symbolise, à nos yeux, tout son génie. »



